Le coq français n’est qu’un poussin. Un poussin bleu sans ailes, sans flammes. Un poussin indigne du Phénix crépitant gravé au fer bleu dans le cœur des supporters français. Hier l’équipe de France prend une leçon de football sauce mexicaine, et les fajitas étaient bien trop épicées pour éviter le sacrifice de coquelet…

Le cirque Domenech, ses jongleurs, ses acrobates

Ribery Anelka les clowns à l'oeuvre

Virez nous ces clowns

Le cirque Domenech ? Le plus grand cirque du monde ! Seigneur délivrez nous du mal. La farce fait plus souffrir que le bourdonnement hargneux des milliers de vuvuzelas diaboliques. Mes doigts s’étouffent sur le clavier. Chapeau bas les artistes, nos révérences. Je parle des mariachis et des sombreros, pas des clowns mégalomanes abonnés au 3615 ULA dans leurs tour d’Ivoire, poètes limités et calife en devenir, déclamant singeries et fausses estimes en conférence de presse, accompagnés d’un druide catalan qui hier ne trouvait plus ses mots dans l’étreinte étouffante de son incompétence. Et pourtant, on aurait presque eu envie de le prendre dans les bras, ce farceur ébranlé, ce Raymond des soirs perdus, le seul homme a marché tous les jours sur la lune. Putsch révolutionnaire, joueurs surcotés, magicien sur le banc, les clowns ont eu la tête du Ray. On pourrait citer des noms, mettre du sel sur la plaie, Gourcuff guillotiné et c’est le bateau qui chavire. Et oui on l’a déjà clamé haut et fort sur ce blog, Ribéry n’est pas un meneur, simplement un attaquant de couloir, mais pire, il ne fait pas partie des 20 meilleurs joueurs offensifs du monde. La splendeur d’un vrai trou du cul. Et une téquila garçon, une. Anelka cette énorme fumée noire qui traverse les matchs comme une ombre avec une suffisance incroyable, écoeurante. Encore une téquila garçon. Pathétique Evra tape du point en conférence mais la méthode Coué semble s’évaporer en zone mixte, la larme en bonus. Ma 3ème tequila garçon. Abidal finira par tous nous enterrer, 2008, 2010 et 2012 ? Amène-moi la bouteille garçon, ce soir on en termine sous les vapeurs d’alcools, ce maillot bleu ne danse presque plus dans nos cœurs, au loin chantonnent les mariachis presque aux portes de la gloire…

Putsch révolutionnaire, joueurs surcotés, magicien sur le banc, les clowns ont eu la tête du Ray. On pourrait citer des noms, mettre du sel sur la plaie, Gourcuff guillotiné et c’est le bateau qui chavire.

Rayn man

De l’euro 2008, aucune conséquences ne furent tirées, et de cette amer pénombre aucuns phares, aucunes étoiles, uniquement écumes et écueils, des supporters depuis quatre ans la larme à l’œil, claquant à l’orgueil des tonnes de tunes pour voir deux matchs de poules sans estime, offert par des qualifiés made in china, et faisant de la chemise bleu l’étoffe des zéros. Pensez-vous aux minots de six ans qui saignent leur parent pour un floqué, accroupi devant la télé, encore pas totalement flétri par la société qui les attend, une société à l’image de cette équipe, l’équipe de France du capitalisme, où des mauvais vénèrent leur propre lumière médiatique dans un élan narcissique digne d’un papillon homosexuel ! Et assez de cette suffisance acide, même dans la douleur vos réactions ne sont pas crédibles, emmurés dans votre individualisme. Raymond l’autiste s’est effacé hier là où un vrai patron aurait sacrifié ses choix et sa détermination, laissant s’abattre sur lui les foudres journalistiques, assumant en martyr les dires, les vagues et les maux, troublé mais battant. Rien de tout ça, il n’avait plus les mots, mais nourrissait déjà les remords, hanté par le cas Gourcuff, celui qui l’avait sauvé, et qui sans doute aucun l’aurait sauvé encore hier soir. Puis viendra Nasri, Benzema, voir même Ben Arfa, et le spectre de cette génération 86-87 parti en fumée, titrée en jeune, immolé par les anciens dont France 98.N’ayons pas peur des mots. Domenech n’est pas le seul responsable. Car les instances et les médias en ont voulu du Ribéry, du Henry, du Anelka, du Gallas soutenus à outrance par un lobby incompréhensible. Si la génération 98 a brillé, c’est parce que Jacquet avait fait le ménage et lancé des jeunes, devenu pour certains de vieux ingrats aigris. Tous les noms ne sont pas fait pour entrer dans la légende…

Et assez de cette suffisance acide, même dans la douleur vos réactions ne sont pas crédibles, emmurés dans votre individualisme. Raymond l’autiste s’est effacé hier là où un vrai patron aurait sacrifié ses choix et sa détermination

Bravo La Tri

Au feu le chauvinisme récurrent, rendons à César ce qu’il lui appartient, avec style et élégance, la Tri a été supérieur ce soir et a gagné son match avec panache. Appliqués, fluides, les mexicains ont pris la mesure du ballon et du bloc français en étouffant le milieu grâce à un pressing collectif d’une efficacité redoutable. Diaby assailli a fini par sombrer, un énorme Toulalan en mode guerrier blanc n’a pas suffi pour éviter de souffrir, et les déchets de Ribéry ont donné au mexicains le souffle parfait pour donner le tempo. Récupération, relance propre puis jeu long sur les attaquants qui écrase notre défense complètement battu sur le jeu aérien, pour offrir au mariachi démarqué un deuxième ballon au 20-25m ultra dangereux. Plusieurs fois averti en 1ère, Lloris a encore sorti un gros match pour éviter le suppositoire, mais la Tricolore a joué l’offensive à fond avec 4 attaquants en 2nde pour enfoncer le clou. 2-0 et ce n’est pas cher payé. Défensivement, ils n’ont jamais été inquiétés, sereins, presque placides et toujours justes dans le jeu comme dirait Arsène Wenger. Pourtant, sans leur faire ombrage, la pyramide aztèque était prenable ce soir avec les 22 présents dans cette sélection française. Simplement fallait-il faire les changements adéquats à la mi-temps. Faire preuve d’humilité et calmer certaines ardeurs. Amis mexicains bravo, vous avez sacrifié le coq sans états d’âmes sur l’autel du mondial 2010.Reste à savoir maintenant si l’esprit du Phénix peut ressusciter…

Plusieurs fois averti en 1ère, Lloris a encore sorti un gros match pour éviter le suppositoire, mais la Tricolore a joué l’offensive à fond avec 4 attaquants en 2nde pour enfoncer le clou. 2-0 et ce n’est pas cher payé…

L’effet boule de neige du mandat Domenech a donné ce soir toute sa dimension tragique : deux matchs de poules et une sortie par la petite porte pour satisfaire les egos de Ribéry, Anelka, Henry, Gallas et quelques autres. Ces joueurs n’ont pas la mentalité de l’étoile. Ils doivent aujourd’hui assumer leurs actes, pour 2008, 2010 et la génération qu’ils ont empêché de mettre en place. Un pardon aux supporters ne suffira pas. Il reste un match aux frontières de la magie, que Gourcuff l’enchanteur réveille le Phénix. L’enfant au fond de moi y croit encore : il y a un grand 10 dans cette équipe…