Benoit Trémoulinas, l’arrière latéral gauche des girondins de Bordeaux, monte en puissance cette saison et enchaîne les prestations de haute volée avec son club. À 6 mois du mondial en Afrique du Sud, alors qu’Evra peine à trouver ses marques en sélection, pourquoi Trémoulinas ne serait t’il pas essayer en équipe de France?

Trémoulinas le feu follet

Oui, c’est vrai, pourquoi? Très bon défensivement, intelligent dans son jeu et ses placements, le réunionnais est en fait un horloger suisse, estampillé distribution haute précision de centres téléguidés, couplé à un V6 essence encastré dans un corps de lâche d’1m73 pour 64 kilos à la vivacité extrême. Petit gabarit, grosse réaction. C’est là toute la palette du feu follet Trémoulinas: la possibilité d’un tacle glissé rageur, suivi 30 secondes plus tard d’un centre brossé du plus bel effet. Et quand « Trémou » fait parler la technique le long de la ligne de touche, c’est précis, rapide et efficace. En bref irrésistible.

Trémoulinas le feu follet volant

Trémoulinas le feu follet volant

Sans maitrise, la puissance n’est rien

Je sais, vous allez me dire qu’il n’a pas le coffre défensif du Evra héroïque de Manchester United, ni son expérience des gros rendez vous, qu’il est moins gladiateur et puissant que Clichy, qu’il a encore tout à prouver. En gros vous allez chercher toute les excuses vaseuses pour outre passer le fait qu’il ne joue qu’en ligue1, un championnat désuet alors que les deux autres sont en premier league. Pas grave. Je vous répondrais seulement que le petit Benoit est dur sur l’homme, compense toujours son gabarit par une astucieuse lecture du jeu et une excellente maitrise du placement, et enfin que la ligue 1 est un des championnat les plus physique du vieux continent.

Pourquoi se passer d’un centreur d’exception?

Alors qu’ Evra n’a jamais été aussi fébrile en sélection nationale, pendant que Clichy croupit dans une geôle d’un labo désaffecté du Domenekistan et qu’Abidal cherche un pied gauche à Clignancourt, Benoît Trémoulinas mérite amplement son passeport pour l’équipe de France de football. En effet, pourquoi se passer d’un pied gauche si subtil dans une équipe de France qui ne sait plus passer que par l’axe. Quelle sélection n’aurait elle pas déjà profité d’un centreur d’exception, capable à la fois d’un travail défensif impeccable et d’un apport créatif et offensif redoutable. Pour une fois profitons de la providence, testons le feu follet sur les matchs de préparation car il a tout d’un grand. Benoit Trémoulinas en équipe de France, moi je vous dis oui !